Thursday, March 22, 2007

oummi


lorsque nous grandissons
que nous faisons bien la connaissance de notre mère
elle a déjà vieilli
son éclat s'est fâné
le niveau de son intêret pour sa beauté a baissé
nous la rencontrons alors qu'elle s'en va
lentement
et à jamais
les saisons se transforment
et les orientations aussi
en actes créatifs
l'art vit alors et prospère
lghorayeb
22 mars 2007

15 comments:

  1. vanessa
    je viens de rentrer sobre,je me suis servie un whisky et me voici ,fidèle ay poste.
    oummi
    veut dire maman dans le langage villageaois libanais.il signifie ma mère tout court,mais l'employer est du ressort des gens du peuple et des régions à l'intérieur du pays.
    je l'aime,il désigne bien ce que je ressens ,chaque fois que je pense à ma oummi.
    comment tu vas ce soir?

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  2. sixtine
    tu me manques beaucoup

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  3. mesdames, je ne voudrais pas vous alarmer mais je n'ai pas eu de reponse de Sixt a un texto envoye ce jour.. Vanessa, as tu des nouvelles? merci, bises
    lea

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  4. salut vanessa
    il fait 24 degrés à l'ombre à beyrouth,c'est le printemps,un peu de nuages blancs se promènent dans le ciel bleu.le soleil vient de faire son apparition et on ne porte plus manteau et tricots.hier il a fait 27 degrés et les gens se plaignaient de la subite montée de la température.aujourd'hui ça va mieux.
    repose -toi bien durant ce week-end,le froid n'a jamais fait du mal à personne.
    hier j'ai assisté au vernissage des oeuvres d'un peintre russe vadim korniloff q'on ne connait ni d'adam ni d'eve,c'est une exposition où la femme est réduite à une dimension presque nauséabonde.le monsieur a tellement dénigré le corps féminin qu'il ne restait plus que les squelettes décharnés qui ressemblaient aux victime de la pester au moyen-âge. révulsant et déprimant.je vais écrire maintenant mon article et je souffre .
    à plus tard
    laure

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  5. sixtine
    secoue-toi et reviens à tes amies.nous sommes là,à l'écoute par commentaire ou par e-mail.
    grosses bises
    laure

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  6. léa
    tu restes jusqu'à quand à beyrouth?j'ai besoin de te charger de quelques besognes.
    bonne journée
    laure
    ps
    ne t'affole pas pour sixtine,elle est assez grande pour savoir ce qu'elle fait.elle va nous revenir.
    laure

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  7. fay
    as-tu lu le poème de oummi?

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  8. laure, je l'ai lu moi ton beau poeme. il m'a fait mal tu sais, parce qu'entre ma mere et moi, c'est la rupture definitive. Je ne peux plus la voir en peinture. c'est triste a dire, mais c'est la realite. ma grand-mere a ete ma mere et elle part bientot, je le sens. je vais lui dire combien je l'aime avant, c'est deja ca.

    j'arrive le 8 avril et repars le 15 ou le 16. Je suis bien sur a ta disposition.

    bisous

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  9. kalamuki jamil (bil3arabi).

    ana akool anna laysa minal-daroora ann baha2oha yathbol, aw la tahtam bi jamaliha, bal tahtam bi jamal akhar, laysa khariji, wa baha2ooha ya2ti min noor ghamid yasho3oo min qalbiha.

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  10. "oummi"
    Un trés bel hommage aux mères, ce que vous dites Laure est tellement vrai. Malheureusement pour moi il m'a fallu être loin d'elle pour réaliser à quel point elle peut être belle, et à quelle vitesse elle peut vieillir.
    Chaque jour que Dieu fait me fait réaliser et prendre conscience combien ma mère est présente dans chacun de mes regards, chacun de mes gestes, chacune de mes réflexions. Et il en est de même pour mon père, et c'est là que je réalise pleinement le poids de leur éducation et de tous leurs efforts et sacrifices. J'ai hâte de les revoir.
    Salutations à toutes, prenez soin de vous.

    Magi

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  11. bonjour magi
    prends bien soin d'elle,c'est une icône à garder contre son coeur
    laure

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  12. léa
    si jamais j'ai besoin de quelques chose ,je demanderais à mazen de te le communiquer.
    profite de ton week-end et ne t'inquiète pas pour sixtine,elle sait que nous l'attendons au moment où elle décidera de sortir de sa solitude.
    bisous
    laure

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  13. ibn bint jbeil
    اهلا بك
    الكلام الذي يصف كل ام هو ما نقوله في داخلنا كل مرة نحتاج الى عناقها وقبلاتها وحمايتها
    انها ايقونة الحياة

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  14. Ne sommes nous tous sur le point de départ?!
    Mama/oummi/immi, la douceur de la vie qui nous a bercé quand on était le plus vulnérable...
    Laure, ton poème est bien touchant et ton dessin aussi.
    Les occupations de la vie ordinaire prennent le dessus. Même si ca nous éloigne physiquement des personnes qui nous sommes chères, l'intimité, si elle a existé auparavent, reste bien au delà des dimensions touchables.
    Bonnes journée à toutes et à tous

    PS Une bonne pensée à Sixtine, ton humour et tes histoires nous manquent terriblement...

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  15. à Laure Gohorayeb...

    Je viens de découvrir votre blog, et étant cité, je voudrais juste vous éclairer...vous..journaliste-critique du Liban!!:

    Ma démarche artistique…


    J’aimerais résumer mon travail par cette simple explication :
    « Ma démarche est pour commencer très personnelle…et pour terminer, le restera ! »
    Tant il m’est difficile de mettre en mot ce que je couche sur mes toiles. Il n’y a pas de buts, de messages mais l’unique volonté de mettre en forme et en fond, non pas un instant précis dans le temps d’une expression ou d’un sentiment, mais une période d’une tranche de vie, d’une « rupture » longue dans le temps. A travers mon travail, j’essaie donc de délivrer non pas un sentiment mais des émotions.
    La distorsion de mes sujets reflète les cicatrices indélébiles qui sont enfouies dans chacun des êtres. C’est dans leur chair, leur posture, leur regard…sans mise en scène, sans artifice que mes sujets nous livrent leur fragilité, leur vulnérabilité.
    De plus, ma volonté n’est pas de peindre des femmes, mais ces dernières représentent pour moi une symbolique plus appropriée au sens même des « cassures », qui résultent le plus souvent de la bêtise, bestiale et primaire, des hommes.
    Pour conclure, mes femmes, sont belles, très belles, car elles sont enfouies dans une sensibilité qui tend à disparaitre dans le conscient collectif, et le spectateur qui ferait une interprétation purement esthétique, du moins selon ses critères formatés et dictés, et bien qu’il passe son chemin, pour lui il est trop tard…



    Vadim KORNILOFF

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